Nouveaux auteurs sur cette page : Arnaud JONQUET, Pierre MENANTEAU

La montagne, ça vous gagne !


Saisons
Pierre MELENDEZ

y

C’est l’automne en Pyrénées
les pages de mes livres se détachent
et s’enfouissent dans le jardin
en promesse d’un nouvel amour


L’hiver audacieux
recouvre les premiers mots amis
d’un manteau gracieux
perlé de fleurs givrées


Sous les cloches du printemps
les noces de la terre et de l’eau
seront célébrées
le soleil en témoigne


Avant que l’été
n’emporte au paradis
les saveurs insouciantes
de nos enfances endormies


© Pierre MELENDEZ


Pierre Melendez (1948-aujourd'hui)
Né à St-Girons en 1966, Pierre Melendez a grandi à Labrespy, Mazamet et His. Après Toulouse, la Normandie, La Rochelle, la Guyane française et les Landes, Pierre vit aujourd’hui en famille à Artagnan où il est conseiller municipal et préside l’association culturelle du village.
Professeur-documentaliste à Vic-en-Bigorre, et après une formation d’écrivain public et des années en tant que correspondant de presse au quotidien Sud-Ouest, il écrit depuis toujours chansons, romans, nouvelles mais surtout, désormais, des poésies !
Inspiré par l’actualité, la vie quotidienne, les histoires d’amour contrariées et les voyages au long cours de sa propre imagination, c’est dans le foisonnement des images et la libre circulation des mots que Pierre réussit à envoûter ses lecteurs.
Participant régulièrement à des salons littéraires, à des lectures poétiques, à des magazines de poésie et souvent associé à des artistes pour la réalisation de recueils illustrés ou avec le monde du spectacle (Théâtre des 7 Chandelles – Maubourguet), notre auteur s’inscrit durablement dans le panel poétique contemporain. Il a publié près d'une trentaine d'ouvrages : romans, nouvelles et recueils de poésie.
Autre texte :
La première perle

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Dernier de cordée
Michel KEUKENS

y

Jérôme est ce que l’on appelle un prématuré.
Les premiers moments de sa vie furent compliqués.
Sorti de la couveuse, il refusait le lait maternel.
Ses parents devaient toujours rester en éveil.


À l’école, comme redouté, c’est un peu l’enfer.
Moqué, harcelé, le garçon ne vaut pas cher.
Souvent esseulé, de partout rejeté,
il se morfond, attend que ça passe, même à la récré.


Ses résultats en pâtissent : il se classe souvent bon dernier.
Heureusement le sort avait mis Yves à ses côtés,
c’est-à-dire le meilleur, celui qui est bon partout,
et qui à l’occasion lui servait de garde-fou.


Il a grandi doucement, presqu’à contrecœur,
souvent malade, fragile, à l’école souffre-douleur.
Par miracle, il s’est hissé jusqu’à l’adolescence,
puis il a fallu passer à des soins d’urgence.


Pour pallier sa grande peine à respirer tenace
dans un sanatorium il fallut lui trouver une place.
C’était la seule façon pour lui de s’en sortir,
sinon tout simplement il risquait de mourir.


Sa mère italienne, ne trouvant plus le repos,
l’installa à l’Albergo Gran Paradiso
lovée au fond du Val de Valsavarenche,
où elle allait le voir au moins tous les dimanches.


Au fil des jours qui passent dans cet établissement,
de sa terrasse, c’est un vrai émerveillement :
là se dresse fièrement la montagne du même nom :
l’élégance de sa neige a créé un lien profond.


L’arête ciselée par le temps, telle une dentelle
s’évase par vagues creusées par le vent et le gel.
Parfois un bouquetin s’y risque et disparaît aussitôt,
avant le coucher de soleil, comme dans un tableau.


Il s’était fait des copains grâce aux réseaux sociaux,
et son ami Yves faisait partie du lot.
Leur groupe de fans du Gran Paradiso
vaincrait un jour ce mont de 4000 m de haut.


Une date est prise : dès lors les minutes s’égrènent.
Piolets, cordes, crampons, mousquetons et dégaines,
lampe frontale, sans oublier le kit de secours :
tout devait être prêt pour le grand jour.


Ils avaient nommé Jérôme « dernier de cordée ».
Le brouillard s’était élevé, ils commençaient à monter.
Ils connaissaient les dangers et évitaient les pièges.
Jérôme, très méticuleux, apprivoisait la neige.


Le sommet en vue, il restait une partie rocheuse,
qu’il fallait aborder et sentir sous la poudreuse.
Soudain un faux pas, le premier de cordée
glisse, s’écroule, entraînant les autres à la volée.


Jérôme s’était bien assuré. Malgré le poids,
il tint bon. Son calme fit fondre le désarroi.
La peur fut immense, l’horreur était en bas.
Mais, tout dernier qu’il fut, cette fois c’était le roi.


© Michel KEUKENS


Michel Keukens (1948-aujourd'hui)
Né en Belgique, Michel Keukens a 75 ans et travaille toujours à titre de traducteur de brevets européens depuis plus de 30 ans, après avoir effectué une carrière partielle d'enseignant en langues germaniques (néerlandais, anglais, allemand) dans le secondaire. Il s'est toujours senti bien dans le monde de l'écriture, un parfait dérivatif qui le change radicalement de son activité éminemment technique ! En fait, il aime bien "raconter des histoires".
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Mont Ventoux
Annick PIPAUD

y

Désert minéral. Le blanc aveugle et dissimule le sommet.
Le vent siffle sur le Mont Chauve.
Il fait frissonner les herbes rares.
Les genêts et le thym sauvage s’accrochent, tourbillonnent et ondulent.
Entre deux tourmentes, le silence s’étend.
Les nombreux pierriers crissent sous les pas.
Le soleil frappe la roche coupante.
Le Géant de Provence trône, attire le regard et attise la curiosité.
Crêtes et vallées, combes et vallons s’étirent.
Une joie simple et profonde résonne dans un souffle.


© Annick PIPAUD


Annick Pipaud
Professeur de mathématiques à la retraite mais artiste dans l'âme (peinture, photo, poésie...), Annick Pipaud écrit depuis son plus jeune âge. Elle a participé à plusieurs festivals de poésie.
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La montagne et moi
Samia RKHA

y

De la montagne j’ai appris la patience,
Les grands silences,
Je les écoute et ils me regardent,
Je m’imprègne de leurs quiétudes,
Je chasse toutes les brisures.


Et à l’abri du monde sonore,
Autour de moi se dessine la liberté.


Et dire que je pensais,
Que la montagne n’était
Qu’uniformité,
Monotonie,
Satisfaisant le regard curieux d’un moment.


J’ai vu tant de mouvement dans l’immobilité,
J’ai succombé au hasard de la fugacité
Des feuilles qui se bercent,
Des branches qui se soulèvent.


Puis vers le haut,
Le ciel m’a paru de plus en plus bas,
Si petit,
Si accessible,
Éveillant en moi
L’envie d’emprunter des ailes,
L’envie de planer dans cette légèreté,
Qu’aucune force ne peut abimer.


Je m’impatiente de décrire cette terre,
Mais comment la conter ?


Une terre habillée d’ocre,
Parsemée de blanc,
Pleine d’amour,
Supportant, soulageant les blessures
Des racines effritées,
Des troncs dégarnis,
Des écorces défrichées,
Je les vois vivre encore.


Une terre sans fin de vie,
Promise à l’éternité.
Une terre sans mystère,
Qui laisse deviner son flanc caché.


© Samia RHKA


Samia Rkha
Samia Rkha est professeure universitaire en génétique et bio-anthropologie à l'Université Cadi Ayyad de Marrakech, au Maroc. Poétesse par passion, elle est auteure de deux recueils « Au cœur de l’existence – Éditions Baudelaire » 2020 et « Survol – Éditions Spinelle » en 2022. Elle a aussi participé à plusieurs recueils collectifs.
Certains de ses poèmes lui ont valu des prix internationaux dont le premier prix de la francophonie au concours AMAVICA en 2021 et finaliste au Mediterranean Poetry Prize à Rome en Italie en 2021 et en 2022. Son recueil « Survol » a obtenu le diplôme d’honneur de la Société des poètes français (Paris) en 2023.
Autre texte :
Voyage des cigognes

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Le montagnard
Mokhtar EL AMRAOUI

y

Au montagnard même en pleines ténèbres
La montagne offre mille rayons de lumières 
Et des yeux à ses pieds qui lestes sautillent 
D'un pas sûr chantant sans glisser ni trébucher
Traversant sans peine les épais brouillards

Il n'a jamais faim il se rassasie sans fin
De ses nombreux délicieux fruits sauvages 
Et ses bonnes herbes cueillies si fraîches 
Sachant les sentant reconnaître et nommer
Il les  caresse humant leur magique parfum
Dont il s'est déjà délecté avec le lait maternel 

Généreuse la  montagne lui donne des ailes
Pour s'envoler tel l'aigle jusqu'à ses cimes
Danser drapé de vent et chatouiller les nuées
Qui le bénissent du brillant rire de leur pluie

A tous ces citadins qui se moquent de lui
Le fier montagnard sans hésiter lance le défi
De survivre quelques heures en pleine nuit
Seuls sans nourriture sans feu ni abri
Dans sa montagne chérie

Il les voit déjà grelotter de frayeur sans répit
Avec leurs pitoyables larmes qui le supplient
De les rendre au confort de leurs chauds logis
Dans le noir froid hurlant de ses loups réunis

02 janvier 2026


© Mokhtar EL AMRAOUI


Mokhtar El Amraoui (1955-aujourd'hui)
Poète d’expression française né à Mateur, en Tunisie, Mokhtar El Amraoui a enseigné la littérature et la civilisation françaises pendant plus de trois décennies, dans diverses villes de la Tunisie. Il est passionné de poésie depuis son enfance. Il a publié quatre recueils de poésie et plusieurs de ses poèmes ont été publiés sur Internet et en revues-papier.
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Les sentiers noirs
Etienne BUSQUETS

y

Il m’arrive de monter
Aux pentes des ravines,
En lisière des forêts,
En bordure des cimes.


J’y promène mes ans,
Mes os et ma bobine ;
Ça guérit le mauvais-sang,
Souffle des rimes alpines.


Qu’un chevreuil soit pourchassé
Par une meute sublime,
Je prie que les chiens s’abîment
Et que les tirs soient foirés.


Vers la friche abandonnée
Où la masure décline,
Je pense au monde passé,
A nos anciens de la mine ;


Leur vie simple et mesurée,
Bien exemplaire et digne,
Devrait nous inspirer
Quand on traverse leurs vignes.


Notre temps est heurté,
La nature se mine,
L’insecte s’élimine,
Le ciel est déserté...


Je voudrais emprunter
Ces sentiers noirs d’antan,
Ces chemins escarpés
Qu’un dieu sylvain défend !


Dans ces monts ignorés,
Un monde fascinant
Quasi inexploré,
Tient refuge aux bruants…


Il m’arrive de monter
En bordure des cimes,
Des chemins escarpés,
Avant que tout décime…


© Etienne BUSQUETS


Etienne Busquets
Poète fénassol d'origine catalane (village de Lafenasse dans le Tarn), il est sociétaire des Amis de Jean Cocteau et membre des Poètes sans Frontières de Vital Heurtebize à Orange. Il a remporté plusieurs prix de poésie et collabore dans plusieurs revues et anthologies.
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Échos
Jean-Marc LAINELLE

y

Des échos sans voix, j'entends ce silence,
Cette plaie immuable sourde d'impatience
Qui réveille le bruit de mes souvenirs
Dans le tréfonds de mon âme qui expire.


La symphonie du vent emporte les paroles
Sur l'écrin des étoiles bercées par le ciel.
Les arbres sans nom comme les fleurs frivoles
Écoutent au gré d'un zéphyr providentiel.


Mon cœur s'embaume des braises du vent
Dans l'âtre de ma vie au chant des rires.
Les fleurs sont passées comme le chaland
Trop belles ou trop faibles pour mourir.


Du tréfonds, j'entends la voix des échos
Que le silence de la montagne renvoie.
Les jours de souvenirs dans le chaos,
Comme une plainte d'un chemin de croix.


J'écoute le vent de ma vie qui vient charmer
Les parchemins des paroles de mon existence.
Parfumées d'images du regard tant espéré
De l'attente du verbe dans la quintessence.


© Jean-Marc LAINELLE


Jean-Marc Lainelle (1951-aujourd'hui)
Né en 1951 à Haveluy, une petite commune du Nord de la France. Jean-Marc Lainelle se découvre une passion pour la poésie grâce à son travail au cœur de la forêt de Saint-Amand-les-Eaux.
Quelques petites notes en 1995 sur un calepin de bûcheron vont très vite prendre de l'ampleur et le faire devenir poète par la force des choses. Cette richesse poétique, qu’il partage autour de lui sans modération, lui vaut la reconnaissance dans de nombreux concours nationaux et internationaux de poésie. Il vient de publier son premier recueil : Poésie ma fidèle amie. En 2025, il remporte le Prix du Public au Concours

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Le Kilimandjaro
Michel MIAILLE
y

L’Afrique a déployé son éternel tréteau
Avec ses lourds déserts et ses forêts surfaites;
La chaleur dit sa joie en de brûlantes fêtes
Assommant l’animal, le moindre boqueteau.


La rivière et le fleuve ont formé leur étau,
Enserrant chaque endroit, jouant les trouble-fêtes,
Dans un enfer de vert ; les mines satisfaites
D’arbres, l’allure altière, font un lourd chapiteau.


Pareil à l’animal, jouant de ses prunelles,
Il montre avec orgueil ses pentes solennelles,
Certain de son effet, sûr de son numéro.


Les cœurs se font joyeux et les yeux sont ravis
Face au mont élevé, suscitant mille envies,
Lui l’être tout-puissant, le Kilimandjaro.


© Michel MIAILLE


Michel Miaille (1951-aujourd'hui)
Poète, auteur de sketches et de pièces de théâtre, Michel Miaille est retraité du Ministère de l'environnement et membre de la SACEM. Il a obtenu plusieurs prix de poésie, notamment avec des poèmes en langue provençale, et participe à des anthologies. Il a publié plusieurs recueils.
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Saison
Caroline BAUCHER

y

La montagne a remonté son col pour l'hiver
et a dû refermer sa pelisse blanche
sur le ruisseau, de fin fil d'argent recouvert.
Le ciel laisse paraître sa détresse et épanche
son chagrin sur les sentiers marécageux.
Les oiseaux, quant à eux,
n'entendent plus le doux chant cristallin des eaux
et devisent avec le vent qui souffle tout haut
ses lamentations.
L'air printanier du renouveau
a laissé là les roseaux,
pris dans un cercueil de glace ;
ciel et terre, en une longue étreinte, enlacent
leurs humeurs de fleurs fanées :
les brumes matinales, encore endormies,
ont du mal à se tirer de leurs rêveries.
Mais bientôt, la terre détrempée
de tous ses aveux,
verra renaître les amoureux.


© Caroline BAUCHER


Caroline Baucher (1983-aujourd'hui)
Caroline Baucher est née en Roumanie et a été adoptée à l'âge de trois ans, sous le régime Ceaucescu. Elle se passionne pour l'écriture au décès de son grand père ; c'est pour elle un exutoire, mais également un jeu : elle a publié quatre recueils dont Vers cent nuits d'encre en 2024. Elle se passionne également pour la photo, notamment les réflexions. Elle vit actuellement à Nice. Découvrir l'un de ses derniers recueils : Te souviendras-tu ?
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Souvenir de montagne
Cycle pyrénéen

Christian SATGÉ

y

L’orage a griffé les ombres
Et fait trembler la pénombre.
Lors, le soir défiguré,
Ne pouvait rien augurer
De bon pour prés ou villages
Endormis comme enfants sages.


La terre battue de pluies
Pleure fort, sans fard, la nuit
Durant. Le sol à nu luit
Et l’écho, sans cesse, bruit…


L’aube a allumé les ternes
Lueurs des mornes lanternes
Des longues journées d’ennui,
Des jours où le temps nous fuit…
Le ciel posé sur les crêtes
En a mangé les arêtes…


L’horizon a disparu
Noyé de brumes ventrues :
Les nues ont l’humeur bourrue
Au lendemain de leur crue !


© Christian SATGÉ


Christian Satgé (1965-aujourd'hui)
Auteur prolifique, fabuliste et conteur éclectique, Christian Satgé est professeur d'histoire-géographie dans le département des Hautes-Pyrénées. Il a publié plusieurs recueils et plus d'une soixantaine de ses textes figurent dans Le Monde de Poetika. Son dernier recueil : Ça ne cadre toujours pas est paru chez 5 Sens Editions.
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Son blog : → https://lesrivagesdurimage.blogspot.com/

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Avalanche
Claude DUSSERT

y

La montagne enneigée ressemble à une vague
Sur sa crête dentée s’effiloche un nuage
On dirait une écharpe sur le manteau nival
Qui viendrait protéger son épine dorsale.


Le froid se fait intense, le vent devient furieux
Des tourbillons violents cachent le haut des cieux
Au Népal où la mère, la patrie, valent mieux
Que les cieux, sans blasphème, sans être areligieux.


C’est un jour qui passe comme une parenthèse
Sans l’aide du Yéti, juste épirogénèse
L’avalanche dévale dans un odieux tumulte


Le séisme survient et l’érogène sculpte
Les contours de l’Everest en dentelles de pierre
Hérisse ses arêtes comme autant de frontières.


© Claude DUSSERT


Claude Dussert (1947-aujourd'hui)
Poète, nouvelliste et pamphlétaire à ses heures, Claude Dussert est diplômé du Conservatoire d’Arts Dramatiques de Grenoble. Cadre commercial, il a créé sa société de communication « CBCD » en 1993 à Lyon. Il vit actuellement en Bourgogne, dans la région de Cluny. Éclectique dans ses lectures, sa passion pour la poésie l’a amené à être membre de nombreuses associations. Il participe activement à plusieurs anthologies de poésie et ouvrages collectifs ainsi qu’à des concours. Il a édité 9 recueils de poèmes sur plus de 22 écrits, une pièce de théâtre et deux recueils de pamphlets non édités.
Son dernier recueil  Par des Chemins de Traverse est libre de lecture ou de téléchargement sur le site 'MonBestSeller.com'. Il a reçu de nombreux prix dont 2024 : Médaillé aux Jeux Floraux de Toulouse pour le 700ème anniversaire - Prix Jean Michel Renautour AIEL -  2ème Prix Jeux Floraux du Béarn et en 2025 : 2ème Prix aux Jeux Floraux de Sartrouville - 3ème Prix au Concours International de la SPAF Occitanie - Grand Prix International du Conseil Départemental du Loir et Cher décerné par AIEL (Académie de l'École de la Loire). Sans oublier en 2023 le Prix Spécial du Jury au concours Poetika.
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Les saisons de l'Orford
Marc-Yvan CUSTEAU

y

Témoin d’éternité et joyau des Cantons,
lorsque ta blanche cime, absolue d’Appalaches,
se mire dans ton lac avec tout le panache
de cette chaîne dont tu ponctues les festons.


Et à l’automne autant, quand palettes de gouache
se hissent en cadence au pourtour du fronton ;
et ainsi irisé, font de toi le carton
de toute la région, où pâturent les vaches.


Ou encor quand nimbé des brouillards matinaux
dans les verts printaniers, qu’à peine on te devine ;
quand fondent tes glaciers par torrents et canaux


pour qu’enfin à l’été, les flots de la ravine
dans tes antres secrets, jusqu’à la fin des jours,
murmurent la chanson des rochers de toujours.


© Marc-Yvan CUSTEAU
Photo © Marc-Yvan CUSTEAU


Marc-Yvan Custeau (1953-aujourd'hui)
Originaire du Québec qu'il adore. Marc-Yvan Custeau est devenu poète autodidacte après des études en littérature française, s'inspirant de tout ce qui le touche profondément, particulièrement la France qu'il a visité six fois. Un recueil de ses sonnets est en préparation.
Autres textes :
Virée parisienne
La grande dame de Paname

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Le silence
Myriam CLOWEZ

y

Et ce fut le silence
Qui lui fit ressentir
Ce moment d’insouciance
Auquel elle put s’unir.


La montagne était blanche
Comme une jeune mariée
C’était une avalanche
De lumière qui brillait.


Elle l’avait tant rêvée
La montagne était sienne
Comme une fiancée
Elle voulait qu’elle revienne.


Et c’était chaque hiver
Qu’elle affrontait je crois
Les pistes et les congères
Et la neige et le froid.


Elle glissait féline
Et coulaient dans son dos
Des eaux pures cristallines
Qui semblaient un manteau.


La joie de s’accomplir
Faisait briller ses yeux
Elle aimait revenir
Entre la terre et les cieux.


© Myriam CLOWEZ


Myriam Clowez (1961-aujourd'hui)
Retraitée du secteur sanitaire et social, Myriam Clowez a toujours aimé la poésie et c'est surtout à l'adolescence qu'elle a écrit de nombreux poèmes. Aujourd'hui, elle profite de son temps libre pour participer aux concours de poésies.
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Douceur
Corinne DELARMOR

y

La voix cristalline
Du ruisseau
Qui chante à l’oreille
Comme un gazouillis
La douceur verdoyante
Au creux de la vallée
En contrebas de la montagne argentée
La danse sensuelle
Des lys et des roseaux
Du sous-bois marécageux
Le soleil d’hiver
Lumineux protecteur
Sous un chapeau de brume
La lune amoureuse des étoiles
Aux scintillants murmures
Rieuse épanouie
Les heures ébènes
Juste un son
Une image
Et la vie est belle

© Corinne DELARMOR


Corinne Delarmor
Juriste de formation, Corinne Delarmor a exercé en France, en Espagne et en Allemagne, avant de se consacrer à la poésie depuis 2018. Deux recueils de poèmes « Embruns » et « Nouvelle Terre » ont été publiés en novembre 2019 et avril 2021, aux Éditions Ethen, petite Maison d’Édition de province à compte d’éditeur. Ses poèmes sont régulièrement publiés dans différentes revues de poésie et elle anime des après-midis de lecture poétique dans les médiathèques, MJC, et les EHPAD…
L’inspectrice d’Académie de Créteil lui a proposé de présenter ses poèmes dans les écoles élémentaires. Membre de la Société des Poètes Français (SPF) depuis 2022, elle a publié deux recueils en 2022 et 2023, à savoir Fragments poétiques et Nurserie du poème.
Autres textes :
Décembre
Solitude
Comme un oiseau

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Le jour se lève
Pierre PAYSAC

y

La lune, peu à peu, s’estompe dans le ciel.
Une douce lumière éclaire les sommets.
L’aube d’un nouveau jour, beauté presque irréelle,
Se lève lentement et le monde renaît.
Les brebis, dans l’enclos, près de la bergerie,
S’agitent en bêlant, en attendant la traite.
Un patou étire ses membres engourdis,
Regardant le berger sortir de sa retraite.
Le cri d’un milan noir déchire tout l’espace.
Le bel oiseau tournoie au-dessus des pâtures,
Tandis que deux marmottes se chamaillent et s’agacent.
C’est le chant de la Vie, le chant de la Nature…


© Pierre PAYSAC 


Pierre Paysac (1948-aujourd'hui)
Fréquentant un atelier d'écriture depuis plus de dix ans, Pierre Paysac a publié son premier recueil, Errance, en 2021, aux éditions Persée. Son deuxième recueil est en cours d'édition. Il a par ailleurs participé au concours Poetika 2023 et l'un de ses textes a été remarqué par les membres du jury.
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Roche-Neige
Nathalie LAURO

y

L’hiver est froid
neigeux
superbe
les flammes crépitent


Par la fenêtre
les roches
dans la nuit
sont lumineuses
mais
les nuages vont descendre
bientôt
presque jusque sur l’eau


Le vent des pics
devient
glacial
lourd


Puis
un beau matin
l’hiver fondra
sur mon cœur mélancolique


© Nathalie LAURO
Peinture © Nathalie LAURO


Nathalie Lauro
Ecrivaine, poétesse et artiste numérique, Nathalie Lauro travaille à partir de ses photos shootings. Elle aime photographier les villes comme Berlin, Londres, Paris, Hambourg et Amsterdam mais sa spécialisation reste le sud, la Méditerranée, le soleil, les couleurs, les lumières et la Dolce Vita. Elle est par ailleurs présidente de l'association Luna Rossa.
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→ Site de l'association Luna Rossa

→ Son site : http://www.nathalielauro.com/

Hymne au vent du nord
Alfred DESROCHERS
y

Ô Vent du Nord, vent de chez nous, vent de féerie,
Qui vas surtout la nuit, pour que la poudrerie,
Quand le soleil, vers d’autres cieux, a pris son vol,
Allonge sa clarté laiteuse à fleur de sol ;
Ô monstre de l’azur farouche, dont les râles
Nous émeuvent autant que, dans les cathédrales,
Le cri d’une trompette aux Élévations ;
Aigle étourdi d’avoir erré sur les Hudsons,
Parmi les grognements baveux des ours polaires ;
Sublime aventurier des espaces stellaires,
Où tu chasses l’odeur du crime pestilent ;
Ô toi, dont la clameur effare un continent
Et dont le souffle immense ébranle les étoiles ;
Toi qui déchires les forêts comme des toiles ;
Vandale et modeleur de sites éblouis
Qui donnent des splendeurs d’astres à mon pays,
Je chanterai ton coeur que nul ne veut comprendre.
C’est toi qui de blancheur enveloppes la cendre,
Pour que le souvenir sinistre du charnier
Ne s’avive en notre âme, ô vent calomnié !
Ta force immarcescible ignore les traîtrises :
Tu n’as pas la langueur énervante des brises
Qui nous viennent, avec la fièvre, d’Orient,
Et qui nous voient mourir par elle, en souriant ;
Tu n’es pas le cyclone énorme des Tropiques,
Qui mêle à l’eau des puits des vagues d’Atlantiques,
Et dont le souffle rauque est issu des volcans ;
Comme le sirocco, ce bâtard d’ouragans,
Qui vient on ne sait d’où, qui se perd dans l’espace,
Tu n’ensanglantes pas les abords de ta trace ;
Tu n’as jamais besoin, comme le vent d’été,
De sentir le tonnerre en laisse à ton côté,
Pour aboyer la foudre, en clamant ta venue.
Ô vent épique, peintre inouï de la nue,
Lorsque tu dois venir, tu jettes sur les cieux,
Au-dessus des sommets du nord vertigineux,
Le signe avant-coureur de ton âme loyale :
Un éblouissement d’aurore boréale.


© Alfred DESROCHERS


Alfred DesRochers (1901-1978)
Poète québécois, Alfred DesRochers a exercé plusieurs métiers en travaillant au moulin à scie Perreault à Rock Forest et à la fonderie Jenkse de Sherbrooke, avant de se rendre compte qu’être pauvre n’était pas son objectif de carrière. Il a alors décidé de joindre l’équipe du journal La Tribune. La force de sa poésie vient de l'amour du poète pour la nature québécoise et pour ceux qui façonnent son pays. Son oeuvre a été couronnée de plusieurs prix.
→ Sa biographie sur Wikipédia

La montagne
Arnaud JONQUET

y
Gravissant d’un bon pas le chemin forestier,
Nous marchons silencieux, stimulés par l’approche
Des vastes champs de neige et des sommets altiers
Dominant tout là-haut les alpages et les roches.

Notre cœur est léger, nos pas sont un peu lourds.
Mais enfin du sommet, tout en haut de la pente,
Cette vallée nous offre avec ses alentours
Une profonde vue, grandiose et exaltante.

Nous plongeons nos regards, savourant le repos,
Tout au fond des vallons dans la verte campagne.
Des voix, des sons de cloches de lointains troupeaux
Nous parviennent amplifiés par l’écho des montagnes.

Le soleil rayonne et le ciel est d’azur.
Des parfums de nature, apportés par la brise,
Circulent dans l’air frais, pétillant et si pur
Que nous le respirons comme une gourmandise.

Devant nos yeux s’étend, tel un vaste océan,
Sous un moutonnement de neiges et de glaces,
La chaîne des sommets avec ses monts géants
Pointant jusque aux cieux leurs pics avec audace.

La force dégagée par ces puissants massifs
Aux remparts et donjons d’immenses citadelles
Impose le respect et nous laissent pensifs,
Le regard fasciné par leurs neiges éternelles.

Et je sens, contemplant ces sommets prodigieux,
Hauts lieux d’inspiration où se joignent deux mondes,
Une pure énergie qui, descendant des cieux,
Exalte mon esprit qui vibre dans son onde.

Vous êtes des antennes, Ô montagnes sacrées,
Dont les cimes aux nues, impériales, se dressent
Et captent du cosmos des messages secrets
De lumière, d’amour, de paix et de sagesse.

© Arnaud JONQUET


Arnaud Jonquet
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Montagne
Pierre MENANTEAU

y

Il y avait dans la montagne
Un bleu très tendre qui dormait.
Il sortit du lit, s’étira
Et prit la forme d’une cloche

A fleur de roche il s’est ouvert,
Ouvert à fleur de campanule.
Parfois l’abeille s’aventure
Dans cet azur près du battant.

Des soeurs plus jeunes se balancent,
Le bleu du ciel en fait le tour.
Oh vieux sapins, votre abat-jour
Ne rabattra pas leur cadence,

Pas plus que le vent ne pourrait
Couper le vol des perdrix blanches,
Flocons nuageux qui se penchent
Vers la neige et le sourcelet.


© Pierre MENANTEAU


Pierre Menanteau (1895-1992)
Poète français, Pierre Menanteau a été enseignant et directeur de l'école normale d'institeurs d'Evreux puis inspecteur d'académie. Il est auteur de contes, d'anthologies et de florilèges. Il est aussi critique littérair et a entretenu une correspondance avec des hommes de lettres : Georges Duhamel, Jules Supervielle, Gaston Bachelard, Max Jacob, Maurice Fombeure, Tristan Klingsor, Maurice Carême. Il est toujours resté en relation avec la Vendée, dont les paysages de plaine, de bocage et de bord de mer furent source d’inspiration pour de nombreux textes.
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Ohé de la vallée
Robert DESNOS

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Au détour du sentier dans la montagne
La carcasse du mulet mort l’autre année
Sous la charge trop lourde qu’il portait
Achève de blanchir sous le soleil de plomb.

Le parfum du thym et le bourdonnement des insectes
Emplissent l’air jusqu’à l’ivresse du passant
Qui sent le temps hésiter à poursuivre sa route
Et le monde vaciller dans la chaleur.

Dans la vallée, au bas des pentes escarpées,
Des mules passent en trottant
Au bruit de leurs grelots et de leurs fers.

Dans la cour d’une ferme des hommes entourent
Une brebis qui vient de mettre bas
Et l’un d’eux lève vers le ciel un agneau étonné de vivre.


© Robert DESNOS
Extrait du recueil Etat de veille


Robert Desnos (1900-1945)
Résidant en région parisienne, Denise Doderisse écrit depuis une cinquantaine d'années de la poésie sous toutes ses formes, et en particulier des haïkus. Elle s'adonne également à la peinture et au dessin. Elle a publié deux recueils et plus récemment un livre illustré de réels dessins d'enfants.
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Les yeux bleus de la montagne
Théophile GAUTIER

y

On trouve dans les monts des lacs de quelques toises,
Purs comme des cristaux, bleus comme des turquoises,
Joyaux tombés du doigt de l'ange Ithuriel,
Où le chamois craintif, lorsqu'il vient pour y boire,
S'imagine, trompé par l'optique illusoire,
Laper l'azur du ciel.

Ces limpides bassins, quand le jour s'y reflète,
Ont comme la prunelle une humide paillette ;
Et ce sont les yeux bleus, au regard calme et doux,
Par lesquels la montagne en extase contemple,
Forgeant quelque soleil dans le fond de son temple,
Dieu, l'ouvrier jaloux !


© Théophile GAUTIER


Théophile Gautier (1811-1872)
Poète, romancier et critique d'art, Théophile Gautier est issu d'une famille de petite bourgeoisie. Il fait ses études au lycée Louis-le-Grand et se lie d'amitié avec Gérard de Nerval. Destiné à une carrière de peintre, il rencontre Victor Hugo qui lui donne le goût de la littérature. Il publie son premier recueil en 1830. Partisan fanatique de Victor Hugo, esthète et résolument romantique, il s'est distingué des autres poètes par son souci du formalisme et de l'esthétique.

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La maison sur la montagne
Cécile SAUVAGE

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Notre maison est seule au creux de la montagne
Où le chant d'une source appelle des roseaux,
Où le bout de jardin plein de légumes gagne
La roche qui nous tient dans son âpre berceau.
Septembre laisse choir sur les molles argiles
La pomme abandonnée aux pourceaux grassouillets.
Nous avons dû poser des cailloux sur les tuiles ;
Car la bise souvent s'aiguise aux peupliers,
Le volet bat la nuit, le crochet de la porte
Danse dans son anneau. Nous avons peur et froid.
La mare des moutons réveille son eau morte
Et soudain un caillou branlant tombe du toit.
J'aime, sous mon poirier rongé de moisissures,
Des champignons serrés voir surgir le hameau,
Un petit dahlia me plaît par ses gaufrures,
Mes brebis ont le nez et les yeux du chameau.
Notre univers s'étend au gré de notre rêve,
Le silence est mouillé par la voix du torrent,
La lune de rondeur sort quand elle se lève
D'un nid de thym perché sur les monts déclinants.
Assise dans le jour de la porte qui pose
Son reflet sur la cruche verte et le chaudron,
Pour la pomme de terre au ventre dur et rose
Je couds des sacs. Je vois blondir le potiron.
Les pruneaux violets se rident sur leurs claies,
La salade du soir est dans le seau de bois
Et des corbeaux goulus qui frôlent les futaies
Font en se querellant tomber de vieilles noix.
C'est le temps où la feuille aux ramures déborde,
La montagne nourrit des herbes de senteur,
Notre chèvre s'ennuie et tire sur sa corde
Pour atteindre aux lavandes fines des hauteurs.
Le maître près d'ici laboure un champ de pierres ;
Je vais pour son retour tremper le pain durci,
Préparer à sa faim une assiette fruitière
Et le verre où le vin palpite et s'assoupit.
Nous nous plaisons de vivre à côté de l'espace ;
Un vol d'abeilles tourne avec des cris de fleurs,
La neige qui l'été reste dans les crevasses
Semble se détacher des nuages bougeurs.
Des guêpes au long corps tètent les sorbes mûres,
La maison qui se hâle a des mousses au dos,
La cloche des béliers sonne nos heures pures.
Pour nous chauffer, sitôt que la lune a l'œil clos,
Le soleil comme un bœuf fume dans l'aube nue ;
Car sur nos pics le ciel de lin tiède est tendu
Et notre front obscur est touché par la nue
Lorsqu'elle vient dormir dans les chênes tordus.


© Cécile SAUVAGE


Cécile Sauvage (1883-1927)
Femme de lettres française, considérée comme la "poétesse de la maternité", la poésie de Cécile Sauvage est vouée au bonheur, aux joies de la maternité et à la simplicité de la nature. Elle est la mère du musicien Olivier Messiaen, qu'elle éleva dans un univers féérique.
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Par-delà les Alpes de Aurélien Clause

→ Citations autour du thème

La vie est une montagne mais les étoiles sont si belles à regarder.
Sandra DULIER


Au pays magique en haut des montagnes on peut boire le soleil à la paille comme un gros jus d'orange.
François DAVID


LPour atteindre la montagne, il te faut de la force, du courage et de la volonté... Dans la vie c'est pareil soit tu restes à la contempler soit tu essaies d'aller au sommet.
Fabienne DECROUX


L'amour d'un père est plus haut qu'une montagne. L'amour d'une mère est plus profond que l'océan.
Proverbe japonais


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