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Posté le 17/09/2021

Blocus au virus

Pas pris le bus
Ni le minibus
C'est terminus
Coronavirus

 

J'ai plus de tonus
Plus de stimulus
Le collapsus
Presque l'infarctus

 

Mauvais rictus
Près du risorius
J'ai un prolapsus
Près du plexus

 

Bloquons ce minus
Trouvons une astuce
Un antivirus
Sans aucun malus


Stoppons ce gugusse
Faisons tous blocus
Sur ce détritus
Périra morbus

 

Jetons mordicus
Parmi les cactus
Et les prospectus
Ce maudit virus


© Poetika / 2021
Petite fantaisie morose sur le coronavirus

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Posté le 14/09/2020
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Posté le 02/08/2020
Premier essai haïku, écrit pendant le confinement.
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Posté le 28/07/2020
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Posté le 04/05/2020

Je veux rêver plus loin

Je veux rêver plus loin

Ne pas compter, donner

Ne pas trembler, parler

Ne pas crier

Respirer

Espérer

Partager

 

Dans les prémices de ce printemps frileux

Entre océan et coteaux, vignes et marais

Mes nuits sont ici

Vos jours sont là-bas

Et vice-versa

Il y a des nuits comme ça

Dans ma solitude de fée

Où plus rien ne va

Où les minutes comptent autant que vos bras

Mais vos bras n’existent pas

Je me dis que la fée des étoiles n'est pas bonne pour moi

Que je gaspille mes encres et mes éclats

Je me dis tant et tant de choses

Tant et tant de roses de joie

© Poetika / 2020
Le confinement est propice à l'inspiration...

La chair de mon absence

Je te donne à sentir
La douceur de mes mains
Plein panier de désirs
Pour oublier ta faim

Je te donne à goûter
L'écorce de ma bouche
Et cueillir ses baisers
Sur le bord de ma couche

Je te donne à entendre
Les échos de mes rêves
Là-bas dans cette chambre
Où le printemps se lève

Je te donne à relire
Mes yeux et mon visage
L'envie qui me déchire
A travers cette page

Je te donne à sculpter
Ma robe de lumière
Son feuillage d'été
Ses reflets de rivière

Je te donne à toucher
La chair de mon absence
Ses brûlures ses regrets
Et sa longue impatience

Je te donne à ouvrir
L'écrin de mes secrets
Afin que tu respires
Leur parfum de péché


Grand Prix du Poème d'Amour
Concours littéraire de l'Ecrit du Choeur des Poètes
Saint-Hilaire-de-Riez (85)

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Rimes maritimes

Parfums rares
C’est ma terre
Et mon phare
Sur la mer

Sable et sel
Irisés
Sous le ciel
Délavé

Océan
Si ultime
Sous le vent
Maritime

Marécages
Ou coteaux
Doux cépages
A pineau

C’est la dune
Absorbée
Sous la lune
Argentée

C’est Talmont
La Rochelle
Un vieux pont
Qui sommeille

Une église
Toute ronde
Qui courtise
Le monde

C’est une île
Inondée
De tranquilles
Alizés

Coquillages
Et galets
Sur les plages
En été

C’est Rochefort
Ou Royan
Contreforts
Gréements

C’est semailles
Et melons
Dans la paille
Des moissons

Escargots
Ou galettes
C’est tout chaud
Dans l’assiette

Château fort
Partagé
Entre nord
Et marées

J’ai le cœur
Qui pétille
De couleurs
Et charmilles

J’ai aimé
Juste un soir
Retrouver
Ta mémoire

Pour écrire
Lentement
Cent plaisirs
Sentiments

Tous ces mots
Dispersés
Dans les eaux
Du marais

Parfums rares
C’est ma terre
Aux remparts
De lumière

© POETIKA

Hommage à ma terre natale, la Charente-Maritime

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Cyberomance

Ce soir demain

Je ne sais pas

Le chemin

Dans tes bras

 

Câlins d’hier

Douceur présente

Il y a dans l’air

Ta voix qui chante

 

Lumière éteinte

Frôlements du soir

Ultime étreinte

Pour se revoir

 

Je m’embellis

De tous tes mots

Quand vient la nuit

Les volets clos

 

Mouillés troublés

Sublimes instants

Mots déclarés

Sur nos écrans

 

Vibrent nos vies

Rideaux tirés

Et nos envies

Sur le clavier

 

Mon bel Amour

Je t’aime tant

Si fort toujours

Et je t’attends


© POETIKA


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Brins d'été

L’été citron
En éventail
Tout en coton
Et brins de paille

L’été jazzy
Sur une plage
Toute la nuit
Près du rivage

L’été de blé
Epouvantails
Et vent léger
Dans la rocaille

L’été concert
Qui vagabonde
En bord de mer
Et sur les ondes

L’été vanille
Sur les terrasses
Sous la charmille
Où l’on s’embrasse

Mon cœur de pomme
Sous ma chemise
Se déboutonne
En gourmandise

Je te le donne
Jusqu’au matin
Il s’abandonne
Entre tes mains

© POETIKA


y

Je t'écris

Je t'écris...

Relis une à une

Ces perles du soir

Qui brillent sous la lune

Et dans ma mémoire

Je t'écris...

Respire ces pages

Au creux de l'automne

Car sous leur feuillage

Des secrets frissonnent

Te supplie...

Attache à ces rimes

Tes airs de guitare

En duos intimes

Où jouent nos regards

Je t'invente...

Ces danses et ces rondes

Au tempo de ta voix

Au flot de mes ondes

Et tu les reçois

 

Et puis...

N'oublie pas les traces

Les points et les signes

Quand je glisse et passe

A travers ces lignes

Alors encore...

Relie une à une

Ces marques du soir

Ces perles de lune

En rivière d'espoir

© POETIKA


Quelque part en Provence

Je suis plaine dormante dans les feux de l'hiver
Je rêve d'un été aux manches retroussées
Dans une vallée perdue au bord d'une rivière
Ailleurs dans un village où je te trouverai

Je sèmerai au vent quelques fétus de paille
Je tisserai ces mots le long d'écorces mûres
Et quand arrivera le temps chaud des semailles
La terre s'ouvrira en quittant son armure

Au pays de Cézanne quelque part en Provence
Entre le thym sauvage et le bleu des lavandes
Je cueillerai pour nous des brassées d'abondance
Au flanc de la colline qui déchire la lande

Sur la terrasse balayée d'ombres et de cigales
Nous goûterons l'olive noire le pain des champs
Puis nous emprunterons la route communale
Qui borde le vignoble et le moulin d'antan

Nous aurons l'âge mûr des sages qui s'ignorent
Nous dormirons ensemble avant qu'il soit trop tard
Nous aurons dans nos mains d'autres nouveaux accords
Douce harmonie qui se partage en nos regards


Les Poètes de la Méditerranée
Le Cherche-Midi Editeur - Paris
Revue Poésie 1 / N° 26 page 93

Je t'apprendrai

Je t'apprendrai à croire
Ce que tu ne sais plus
Les chants de ta mémoire
Que tu n'écoutes plus

Je t'apprendrai à lire
Entre toutes ces lignes
A sculpter à écrire
Et reformer des signes

Si lourde est ta douleur
Si triste en est sa mise
A porter dans ton coeur
Toutes ces heures grises

Je t'apprendrai ces mots
Qui brillent dans la poussière
A fleur d'âme à fleur d'eau
Qui seront ta lumière

Je t'apprendrai encore
A peupler ton silence
Pour le changer en or
Et rimes d'espérance

Si profonde est ta peine
A dormir épuisé
Je me ferai sirène
Pour aller la noyer

Je t'apprendrai l'été
Le toucher du velours
Mon encre et le papier
Qui caressent mes jours

Je t'apprendrai l'hiver
A découvrir ces pages
A percer mes mystères
Mes ondes et mes plages

Si longue est ta souffrance
Je la briserai demain
Pour une folle danse
Qui unira nos mains

Premier Prix de Poésie
L'Alliance Française
Lyon (69003)

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Cévennes

Plateau lourd de silence aux parfums de la terre,
Ruches alignées aux flancs abrupts des rochers,
Bruyère folle, insolentes gorges de pierre,
Herbe humide, écailles de bois et châtaigniers.

Le causse est chaotique, haut, calme et tout brûlant,
Et les roches blanches écorchent le front du ciel.
Des vautours indolents s'éloignent en tournoyant,
Une cascade éclate en rubans de dentelles.

S'entrelacent sans cesse les ponts sur les rivières,
Méandres clairs d'eaux vives sans rivage,
Villages enracinés aux falaises calcaires,
Profondeurs des ravins, immenses pâturages.

Une horloge qui chante les heures lentement
Traverse les grands toits de vieilles lauzes grises
Je voudrais m'endormir dans l'éther des champs
Puis écouter le temps sur les murs des églises ;

Respirer doucement cette moisson d'amour,
Retenir les jours, les espaces, les accents
Que seuls les bergers comprennent depuis toujours
Dans ce désert parsemé d'étoiles et de vent


Premier Prix Régionalisme
Jeux Floraux des Cévennes
Le Ranc d'Asperjoc (07)

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Il y aura

Il y aura ce soir
Des frissons de dentelles
De l'encens de l'ivoire
Et tu me diras belle

Il y aura tes mains
Pour attraper nos rêves
Aussi doux que mes seins
Sur le bord de tes lèvres

Il y aura ton coeur
Au cadran de mes nuits
Frappant toutes les heures
De plus folles envies

Il y aura parfois
Du mistral un peu fort
Qui nous éloignera
Vers le sud ou le nord

Il y aura aussi
Des chansons et des rires
Pour oublier le gris
Des mauvais souvenirs

Il y aura l'amour
Pour marier nos saisons
Mes lignes et tes discours
Dans une même leçon


Deuxième Prix Noël Santon
Jeux Floraux de la Société des Lettres
de Saintonge et d'Aunis
Pont l'Abbé d'Arnoult (17)

Quelques grains de lumière

Laisse-moi juste une heure
Tes bras pour me serrer
Si fort dans la moiteur
D'un bel orage d'été

Donne-moi juste un jour
Une étape en Provence
Juste un petit détour
Pour brûler nos silences

Donne-moi une nuit
Pour effleurer tes rives
Faire et défaire ce lit
Où nos rythmes se suivent

Laisse-moi une saison
Quelques notes une image
Pour fleurir ma maison
De ton dernier voyage

Donne-moi juste un soir
Quelques grains de lumière
Afin que ma mémoire
Respire toute la terre


Premier Prix de l'Hôtel de Ville
Saint-Palais-sur-Mer (17)

Fleur de mai

Je suis une fleur de mai
Qui danse en tes yeux clairs
Penchée dans leurs reflets
Pour puiser la lumière

Je suis petite étoile
Filante entre tes doigts
Qui joue et se dévoile
Sur des morceaux de soie

Je suis fruit de printemps
Déguisée en cerise
Que tu goûtes en riant
A travers ma chemise

Je suis une rivière
Qui coule entre tes bras
Quand tu rejoins la mer
Dans les plis de mes draps

Je suis une princesse
Qui s'éveille à tes mains
Ta bouche et tes caresses
Jusqu'au creux de mes reins

Je t'aime et je t'écris
Ces quelques mots d'amour
Afin que se marient
Tes nuits avec mes jours


Premier Prix de l'Aube des Poètes
Association Poéta
Saint-André-lez-Lille (59)

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Amours de papier

Ne pars pas reste encore
Au fond de nos silences
Il y a des accords
Qui bercent nos absences

Prends le sable et la mer
Et remplis tes bagages
Des dieux de l'univers
Pour faire bel équipage

Prends tous mes souvenirs
La photo sur le mur
La clé de tous nos rires
Et ma chair-écriture

Prends mes mains à baiser
Avant que cet hiver
Ne te laisse esseulé
Dans ta chambre repaire

Prends encore mes désirs
Pour des réalités
Quand tu ouvres et inspires
Mes amours de papier

Il y aura l'amour
Pour marier nos saisons
Mes lignes et tes discours
Dans une même leçon


Prix de Poésie Libre
La Saintonge Littéraire
Saujon (17)

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L'orage

Au fond de la Provence, écoute le vent d'été
Qui entraîne en son coeur la folie des cigales.
Regarde briller ce soir l'église et le clocher
En haut de mon village accroché aux étoiles.

Avance et vois encore au bord de la fenêtre
Les voiles des bateaux blancs qui s'éloignent déjà,
Esquissant quelques rondes avant de disparaître
Sous l'horizon du monde qui s'arrondit là-bas.

Un orage trop fort secoue tout le rivage.
Un ruisseau enfle et court vers le mas qui sommeille.
Entends plus loin la grèle transpercer les feuillages,
Et les éclairs violents qui lacèrent le ciel.

J'aime le parfum lourd et mouillé des lavandes
Qui pénètre la chambre dans la nuit en colère.
Referme tes bras sur mes mains qui se rendent,
Respire-moi encore jusqu'au bout de la mer.

Ne dis rien, je le sais, il y aura demain.
Emmêle-moi, emporte-moi dans une folle danse,
Entre mes ondes, ta voix, la douceur de nos liens
Qui s'enchaînent librement entre deux cadences.


Premier Prix de l'Aube des Poètes
10ème concours international du CEPAL
Saint-André-lez-Lille (59)

Talmont

La route est droite
C'est une presqu'île
Aux rues étroites
Douces et tranquilles

Brise marine je reviendrai
Vers la corniche au pin touffu
Tout au bord de la mer voilée
Voir la falaise au pied tordu

Le brouillard traîne dans l'estuaire
Salé par le vent des marées
Et glisse lentement sur la terre
Traversant la courte jetée

Derrière l'église Sainte-Radegonde
Roses trémières et pierres levées
Les lignes des carrelets abondent
Agrippés au flanc des rochers

Les murs sont moites
Dans la chapelle
Aux couleurs mates
Et vieux pastels

Je gravirai le promontoire
Pour scruter les lambeaux du ciel
Qui racontent encore les histoires
De navires aux pirates rebelles

Ruelles aux maisons roses et bleues
Où tournent des girouettes étranges
Marquées par l'empreinte des dieux
Qui passent ici avec les anges

Talmont toute ronde accueillante
Sur les lisières du paradis
Tu te prolonges exubérante
Filtrant la lumière et la vie

Comme chaque année
Dans ton sillage
Je referai
Pélerinage


© POETIKA

Talmont-sur-Gironde (17)
Village pittoresque situé sur l'estuaire de la Gironde

Emois

Emoi de toi
De toi à moi
Veux-tu de moi
Qui ai tant besoin de toi ?
Et vice-versa !
J'aimerais tes bras
Simplement
Simplement là avec toi
Comme j'aimerais l'être
L'être avec toi

L'être simplement
L'être que tu attends
Regard embué
Soupir discret
Imaginer
Te caresser
Peau satinée
Perles de rosée

Comme la buée
Sur la vitre mouillée
Ces mots s'enlacent
"Je t'aime"

Les graver
Les sculpter
Et rêver rêver
A tout jamais

Pour Toi
Baisers envolés


© POETIKA

Danse de pluie

Le vent chuchote
Comme un essaim
La pluie clapote
Dans le jardin

Elle dégringole
Et puis ruisselle
Dans la rigole
Qui se réveille

Le soir est bleu
Comme la lavande
Qui danse un peu
Au bord des landes

Toutes les fleurs
Sont chavirées
Et dans mon coeur
Tout est mouillé


Prix d'Honneur
La Guilde de la Poésie
Evreux (27)

La conjugaison

Avec le verbe aimer
Tu seras mon présent
Je te conjuguerai
Peut-être à tous les temps

Si belle est ta grammaire
J'aurai des attributs
Et mon vocabulaire
Ne sera pas obtus

Avec tes imparfaits
Je t'aimerai encore
Même si tu revenais
Un peu sur tes accords

Du verbe au complément
Je serai le sujet
Tu poseras l'accent
Et moi les guillemets

Si quelques parenthèses
Abîment notre histoire
Nous en ferons la thèse
Ce sera dérisoire

Je lirai un discours
De pleins et de déliés
Qui tourne tout autour
Du passé composé

J'inventerai des signes
Des points de suspension
Sur un cahier de lignes
Au rythme des leçons

Dans le futur présent
Je t'envoie ces refrains
Pour que de temps en temps
Tu reviennes demain


Premier Prix de l'Aube des Poètes
Association Poéta
Saint-André-lez-Lille (59)

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Louise

Fleur chiffonnée
Au cimetière
Douce poupée
Si éphémère

Ô ma colombe
J'ai le cœur lourd
Parmi les tombes
Dors mon amour

La vie s'égrène
Le temps est court
Près des fontaines
Tout alentour

Petite sœur
Qui riait tant
Toute en rondeur
Et mouvements

Petite fille
Tes doigts me serrent
Quand je t'habille
De roses légères

Robe en dentelle
Ou de chiffon
Comme les ailes
D'un papillon

Petite étoile
Dans la nuit bleue
Il y a un voile
Là dans mes yeux

Mon petit cœur
Mon oiseau blanc
Tu voles ailleurs
Au firmament


Mention Honorable du poème pour l'enfance
Concours littéraire de l'Ecrit du Choeur des Poètes
Saint-Hilaire-de-Riez (85)
Hommage à ma petite nièce partie trop tôt...

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Déshabille ton coeur

Déshabille ton coeur
Tout neuf il deviendra
A perdre sa douleur
Pour un nouvel éclat

Déshabille cet amour
Qui n'a pas su t'aimer
Et brûle ses atours
Dans le noir des regrets

Déshabille le silence
Dans cette chambre nue
J'entendrai ses fréquences
Sur mes ondes éperdues

Déshabille la terre
Ses racines cachées
Les forêts les rivières
Pour extraire leurs secrets

Déshabille la musique
Et joue sur ta guitare
Ces partitions magiques
Serties dans ta mémoire

Déshabille la guerre
Et les hommes de l'ombre
Chante-leur tes prières
Fais briller leurs yeux sombres

Déshabille le monde
Qu'il se mette à danser
Dans une folle ronde
Sur des rythmes légers

Déshabille ces lettres
Et ma chère écriture
Qu'elles t'apprennent à renaître
Et laver tes blessures


Prix d'Excellence
10ème concours international du CEPAL
Kedange-sur-Canner (57)

Petit Elie

Petit Elie

Un jour d’été

Tu es parti

Pour l’étranger

 

Tes cheveux noirs

Comme tes yeux

Brillent ce soir

De mille jeux

 

Fini la pluie

De la mousson

Voici ton lit

Petit garçon

 

Loin des rizières

Des ouragans

Voici la terre

De tes parents

 

Voici du pain

Du chocolat

Et des câlins

A tour de bras

 

Des pirouettes

Quelques bisous

Des marionnettes

Qui font coucou

 

Voici des fleurs

Dans ton jardin

Mille couleurs

Et ces quatrains

 

Tout un poème

Petit Elie

Pour dire qu’on t’aime

Et longue vie


© POETIKA

Pour Elie
Petit orphelin cambodgien, né le 19 août 1996, adopté par la famille Wagner, et arrivé en France en juin 1999.