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Le Monde de Poetika
Site & Revue numérique de poésie
N° ISSN : 2802-1797


Posté le 27/03/2026 - Thème : Amour

Je t'aime
© Paul Éluard


Je t’aime pour toutes les femmes
Que je n’ai pas connues
Je t’aime pour tout le temps
Où je n’ai pas vécu
Pour l’odeur du grand large
Et l’odeur du pain chaud
Pour la neige qui fond
Pour les premières fleurs
Pour les animaux purs
Que l’homme n’effraie pas
Je t’aime pour aimer
Je t’aime pour toutes les femmes
Que je n’aime pas


Qui me reflète sinon toi-même
Je me vois si peu
Sans toi je ne vois rien
Qu’une étendue déserte
Entre autrefois et aujourd’hui
Il y a eu toutes ces morts
Que j’ai franchies
Sur de la paille
Je n’ai pas pu percer
Le mur de mon miroir
Il m’a fallu apprendre
Mot par mot la vie
Comme on oublie


Je t’aime pour ta sagesse
Qui n’est pas la mienne
Pour la santé je t’aime
Contre tout ce qui n’est qu’illusion
Pour ce cœur immortel
Que je ne détiens pas
Que tu crois être le doute
Et tu n’es que raison
Tu es le grand soleil
Qui me monte à la tête
Quand je suis sûr de moi
Quand je suis sûr de moi


Tu es le grand soleil
Qui me monte à la tête
Quand je suis sûr de moi
Quand je suis sûr de moi

 

Extrait du recueil Le Phénix



Posté le 24/03/2026 - Thème : Artiste

Dali
La fin d'une école

© Claude Dussert


Le maître est mort
par une nuit sans borne.
Le crépuscule sidéral
parsemé de nébuleuses
a laissé derrière lui
la pantomime
d’une vie parachevée
dans une apothéose obscure
hantée de paraboles
Symbolisme pré figuratif
d’un anéantissement programmé.
Coup de foudre brutal.
Endeuillissement préfacé
où les controverses gravissent
les degrés transcendantaux
de l’apoplexie, pour
finalement aboutir
au diagnostic apocalyptique
version apocryphe
d’une tireuse de cartes
sur l’existence d’un art
d’une passion
d’un Dieu.


p

 

Claude
Dussert

Bio-bibliographie de l'auteur



Posté le 23/03/2026 - Thème : Mer

Douceurs marines
© Denise Doderisse


Sous l'écume des vagues
Je suis allée surfer
La mer était si belle
que j'ai voulu rester


Il y a longtemps que j'espère
bonheur ivresse liberté


Dans les eaux océanes
je me suis retrouvée
tout au fond des abysses
les baleines chantaient


Il y a longtemps que j'espère
bonheur ivresse liberté


Au plus près du gai soleil
les dauphins répondaient
en un fou-rire d'ange
qui ne cessait jamais


Il y a longtemps que j'espère
bonheur ivresse liberté


Gouffres bleutés étranges
lumières argentées
où l'esprit s'éparpille
en milliers de bulles


dans ces douceurs marines il y a
bonheur ivresse liberté



Posté le 22/03/2026 - Thème : Printemps

Printemps de Morbihan
© Jacques Baschieri


Caressé par l'embrun quand un soleil sublime
Et triomphal revient de son exil d’hiver
Aux couleurs du printemps le paysage rime
Le ciel et l’horizon s’étreignent en un vers


Ici soleil et vent sont des amis pérennes
Des jaunes ajoncs aux rochers roses et blancs
L’océan, sanglots longs, pleure au bal des sirènes
Tourbillonne en couleur aux caprices du temps


Fibre après fibre il sculpte en formes incertaines
Des macramés d'écume un filet innocent
Avec les algues rouges qui forment des chaînes
La plage de galets semble rayée de sang


L’astérie bleue sauvée d’un désastre récent
Baise des écailles posées sur une traîne
Formée grain après grain de sable rougissant
La nature a signé toute la mise en scène.


Jacques Baschieri

Bio-bibliographie de l'auteur


Posté le 21/03/2026 - Thème : Printemps

Équinoxe de printemps
© Corinne Delarmor


L’hiver ce long hiver a daigné se mourir
Laissant place aux rayons d’un merveilleux printemps
Les chagrins les tourments décident d’en finir
La fleur de coton dort sous un soleil clinquant


Précoce cette année l’astre géant en flammes
Illumine les cœurs réchauffe les entrailles
De la terre de nos terres de la guerre et ses drames
J’éloigne les sorcières avec des gousses d’ail


Je fume les corbeaux la noirceur la douleur
Des paquets de veloutes à cramer mes poumons
Mais profondément j’aime l’aube rose à son heure
La vallée le ruisseau et la blancheur du mont


Je m’arme de patience et j’écris des poèmes
Peut-être qu’un des nôtres va lire mes désirs
Posés en filigrane pour qu’enfin quelqu’un m’aime
Bien avant qu’un jour moche dans mon dernier soupir



Posté le 21/03/2026 - Thème : Poésie / Déportation

Au poète
© Varlam Chalamov


Pour Boris Pasternak

Dans un passé encore récent,
Le soleil réchauffant les pierres,
La terre brûlait mes pieds
Nus tout couverts de poussière.
 
Et je gémissais sous les tenailles du froid
Qui m’avaient arraché ongles et chair,
Je brisais mes larmes avec la main,
Non, ce n’était pas en rêve.
 
Là-bas dans des comparaisons banales
Je cherchais la raison des coups,
Là-bas le jour même était supplice
Et arrangement avec l’enfer.
 
J’écrasais sous mes mains terrifiées
Mes tempes blanchies et en sueur,
Et ma chemise salée
Se cassait fort bien en morceaux.
 
Je mangeais comme une bête, rugissant après la nourriture,
Ce m’était merveille des merveilles
Qu’une simple feuille de papier à écrire
Tombée des cieux dans notre triste forêt.
 
Je buvais comme une bête, lapant l’eau,
Je trempais mes lèvres enflées,
Ne vivais au mois ni à l’année
Et prenais mon parti des heures.
 
Chaque soir dans la surprise
De me savoir vivant,
Je me disais des poèmes,
J’entendais à nouveau ta voix.
 
Je les chuchotais comme des prières,
Les vénérais comme une eau vivante
Et dans cette lutte gardais leur image
Et leur fil conducteur.
 
Ils étaient ce lien unique
Avec l’autre vie, là-bas
Où le monde nous étouffe sous son ordure,
Où la mort se déplace sur nos talons...

 

© Varlam CHALAMOV


Varlam Chalamov
(1907-1982)

Ecrivain, poète et dissident soviétique, Varlam Chalamov a connu la prison, les camps et l'exil, presque sans interruption de 1929 à 1956. Né dans une famille aisée, sa famille est ruinée pendant la révolution de 1917. A partir de 1931, il publie ses premières oeuvres. En 1937, il est condamné à cinq ans de bagne pour « activité contre-révolutionnaire trotskiste ». Il est envoyé en Kolyma, dans cet Extrême-Orient soviétique. Dans des conditions inhumaines, il travaille dans différentes mines, d'or en particulier. Il n'est en fait libéré de sa peine qu'en 1951, mais reste assigné à résidence à Kolyma. Il écrit de la poésie et commence la rédaction des "Récits de Kolyma". Officiellement réhabilité en 1956, Les Récits de Kolyma sont refusés en URSS mais publiés à l'étranger en 1960. Il ne perçoit aucun droit d'auteur. Isolé et malade, Varlam Chalamov meurt en 1982, aveugle et sourd, dans un hôpital psychiatrique de Moscou, où il a été transféré contre son gré. De son vivant, il n'a publié dans son pays que quelques recueils de poèmes.

→ Sa biographie sur Wikipédia


Posté le 19/03/2026 - Thème : Fleuve / Amour

Amours seiniques
© Henri Baron


Les bras en croix
je cours
saute
volte
vole presque
sur les quais du fleuve en crue
sur l'onde dansent les flammes des réverbères
j'y cherche beauté libre
celle des origines
car je viens d'aval
d'un sang d'iode et de sel
de cette eau sauvage
rebelle et sans réponse
qu'allais-je me perdre en amont
vers la source
par vaux et démons
retrouver l'âme
l'amour
je t'aime
en toutes saisons
pour toutes ces raisons
et l'irraison

 

Extrait de © Autobiopoèmes, Amour(ette)s




Posté le 18/03/2026 - Thème : Mère

Ton image entre mes doigts
© Irma Kurti


Un soir nous nous promenions toutes les deux
près du lac, maman. Les cygnes
glissaient lentement sur l’eau
dans la douce lumière du soir qui tombe.
Reflétée sur ton visage fatigué
la blancheur de la lune.


Mais tu n’es plus là. La lune
se dérobe, se perd dans les flots
ensemble avec ton splendide portrait
et le souvenir de cette nuit.
Je plonge mes mains dans l’eau :
ton image je l’ai entre mes doigts.


Traduit en français par Germain Droogenbroodt & Elisabeth Gerlache



Posté le 18/03/2026 - Thème : Nature

Anémones japonaises
© Raymond Bourmault


De majestueux bouquets d’anémones japonaises blanches,
En gerbes somptueuses élégamment se penchent
Au aléas de la pluie et du vent !
Bourrasques, tourbillons, agitations du vivant.
Leur unique œil de cyclope me scrute avec pertinence,
Étamines vertes et pistils orange.
Assemblées, unies, en communautés, en familles,
Montrant sobre beauté mêlée de la pudeur des jeunes filles,
De fleurs pimpantes graciles, charmantes.
Pénitentes pacifistes en aubes blanches de religions antiques.
Immobiles, pourtant elles semblent se mouvoir de façon atypique.
Le soir venu elles se ferment comme paupières closes.
Puis aux premières lueurs
Juchées sur leurs tiges hautes
Elles s’ouvrent à la vie, au bonheur de vivre à la lumière chaude.
Dispensant aux regards, au fond de l’âme
Un plaisir indicible d’un spectacle plein de charme.


Raymond Bourmault

Bio-bibliographie de l'auteur


Posté le 17/03/2026 - Thème : Hiver

Douceurs
© Hayat Ait-Boujounoui


Je descends au centre-ville,
À côté du tram qui passe
Comme s'il faisait signe.


La cathédrale Saint-Jean perfore de bleu
La couleur grise du ciel.


Sur le chemin,
L'hiver sait saillir de son jour diffus.


L'endurance revient
Au cœur des palpitations douces
Comme les futurs papillons.


Une chrysalide paisible au tréfonds de soi
Écoute la nature citadine
Sans se soucier des outrances de quels fous
Devenues ordinaires.


Adorer l'instant,
Marcher au rythme extraordinaire du vent
Assure une musicalité ascendante
Aux oreilles les plus encombrées.


Que j'aime le silence qui jouxte
Le brouillard discret.


Un pas, puis un autre vers la vie,
Le monde qui va juste envers soi :
Un régal au-delà des saveurs !


p

 

Hayat
Ait-Boujounoui

Bio-bibliographie de l'auteure

Posté le 17/03/2026 - Thème : Printemps

Le printemps explose
© Raymond Bourmault


Le printemps explose
Dans des orgies de couleurs éblouissantes.
La vie se réveille et s’impose dans sa vigueur puissante.
Le désir d’exister gonfle de vitalité les bourgeons ;
La nature trépigne d ’impatience à s’exhiber
En déflagrations colorées.
Les arbres dénudés,
Qui étaient la risée des vents,
Se vêtent de parures superbes
Dont rêvent les autodéclarés grands couturiers.
Ils arborent des voiles prêtes aux navigations aériennes.
Sans se mouvoir, lestés par des racines qui les retiennent.
Le merle, oiseau ténor, de la cantate des passereaux
Enchante le décor en l’honneur des anges.
Rodant fabuleux dans un ciel conquis par des nuages roses oranges !
Le tintement joyeux du clocher proche,
Célèbre l’angélus stimulant même les cumulus !
Les mésanges surprises par la météo précoce
S’affairent dans des allers et retour rapides à la construction de leurs nids !
Ne cessant leur œuvre comme on chante une simple litanie.
L’observateur ébloui,
Ému et ragaillardi
Reste coi devant le superbe spectacle inouï.


Raymond Bourmault

Bio-bibliographie de l'auteur


Posté le 17/03/2026 - Thème : Liberté

Le long des allées claires...
© Corinne Delarmor


Le long des allées claires
De mon âme sereine
Je remercie la terre
De faire de moi sa reine
Le miroir du silence
Son amour son mirage
La solitude en France
Le bonheur d’être en cage
Libre au-delà du fleuve
De mourir de souffrance
Pour devenir une veuve
Quelle désespérance
J’apprécie mon quartier
Ma rivière son courant
Esclave très enchantée
Bohémienne du temps


Sur le thème du Printemps des Poètes 2026 : Liberté...



Posté le 17/03/2026 - Thème : Vieillir / Tristesse

La Fissure
© Samira Jaouhari


Je marche
sur le sol de la souffrance,
comme une âme en errance
qui cherche en silence
une lueur d’espérance.
Le temps s’est figé.
Ma nuit a décidé d’être blanche,
et mes rêves
se sont envolés
pour se percher sur des branches mortes
au-dessus d’une terre aride
où même l’ombre chancelle.
Les jours glissent,
rapides comme un vent noir,
et mon cœur vacille
dans leur tourbillon brûlant.
Les aiguilles de ma montre
ont quitté leur ronde ;
elles refusent la course,
elles se figent,
comme pour défier la vie.
Quelle audace
de suspendre l’espace.
Mon corps ne répond plus.
Atteint dans sa dignité,
il ne court plus,
il ne saute plus.
Il reste posé, immobile,
sur une chaise ou un lit,
comme une barque fatiguée
abandonnée sur la rive du monde.
Il cherche un autre moule,
un refuge plus doux,
où déposer sa fatigue
et respirer un peu.
Mes yeux, noyés de larmes,
ne voient plus que du gris ;
le monde a perdu ses charmes,
et la lumière aussi.
Mes dents ont trop mastiqué la vie ;
canines et molaires
se querellent puis se brisent,
fatiguées de lutter,
elles capitulent enfin
dans un silence incertain.
Même mes ongles,
même mes orteils,
portent la marque des batailles :
les uns incarnés,
les autres déformés,
tous blessés par l’entaille.
Chaque mois,
les limes et les ciseaux reviennent,
fidèles à leur tâche.
Mais eux aussi semblent dire :
assez…
assez de cette lutte sans relâche.
La souffrance monte.
Elle grimpe,
encore,
toujours plus haut,
comme une vague sombre
qui envahit le cerveau.
Les cheveux tombent par milliers,
comme une pluie noire,
étranglés par les idées noires
qui étouffent le jour.
Et moi,
je regarde tomber mes jours
comme des feuilles d’automne
emportées sans retour,
et chaque souffle
ressemble à un cri silencieux
que personne ne recueille.
Quelle vue…
Non 
quelle vie.
Une vie qui s’effrite dans la nuit.

Posté le 17/03/2026 - Thème : Ecrire

Mots et couleurs
© Claude Dussert


Un mot m’a raconté la couleur des saisons
Le vert du printemps
Le bleu d’un ciel d’été
Les ors de l’automne
La blancheur de l’hiver.


Alors, j’ai picoré dans un abécédaire
Des mots pour vous dédier cette ballade.


Les mots inventent des histoires
Qui se racontent le soir devant la cheminée.
Les histoires se teignent de propos
Chimériques, menteurs ou enjôleurs.


Quand les silences imagent la nouveauté d’un mot.
Les images nous content des histoires de vie
Les contes imaginent bien souvent nos envies.
Les mots qui tourbillonnent nous donnent des vertiges
On se croit écrivain, historien ou poète
Alors de sacrés mots nous parlent du divin.


Mais parfois capricieux ils irritent la langue
Pour nous laisser souvent un zest d’amertume
Car tantôt le poète a d’amers pensers.


Quand ils sont fantasques, judicieux ou légers
Ils nous parlent de beauté, laideur ou lâcheté.
Qu’ils soient antinomiques ou bien réinventés
Ils écrivent l’histoire éphémère des choses
L’épopée symphonique d’un célèbre opéra.


Le poète et le peintre leur sont amis de cœur
Car les mots peuvent décrire la couleur du temps.
Peintre et poète deux mots, deux arts
Qui s’écrivent en couleur.



Posté le 17/03/2026 - Thème : Santé

En nous de meilleur...
© Michel Keukens


Avant le délai fixé où tout est millimétré,
elle relit avec soin le chapitre qui s’y rapporte,
mémorise les photos, les plans, les nota bene,
et récapitule l’ordre que l’intervention comporte.


Si près du but, le stress est absent, comme digéré.
Un peu de yoga fictif et une profonde respiration
complètent le cocktail qu’elle s’est toujours imposée
pour en récolter le fruit au moment de l’action.


Après avoir revêtu l’habit de circonstance,
elle laisse couler l’eau chaude savonneuse sur ses mains.
Les bras levés, du pied elle ouvre la porte coulissante.
Gants mis, masque rajusté, elle s’en remet au destin.


Un salut discret aux collègues et tout le monde attend
le feu vert de l’anesthésiste qui, un œil sur ses machines,
veille au grain. Puis viennent les mots distincts que l’on entend :
« scalpel », « pince », « suction », « cut », comme une stricte mélodie.


Sur fond de ballet d’instruments, les ordres fusent gentiment.
C’est un combat contre la montre, chacun à sa place.
Le temps presse. Des lames qui coupent jaillit du sang.
Les organes sont lavés, recousus, remis en place.


Les collègues respirent et se congratulent respectueusement.
Ils peuvent quitter le bloc stérile, l’esprit soulagé.
Un repas léger et bienfaisant les attend.
Déjà la prochaine intervention est programmée.


Le travail et la lutte pour la survie sont ardus.
Même si l’on est las, on se doit à tout prix d’être là,
Toujours prêt à répondre à l’urgence et à son dû.
Balayés les états d’âme, les doutes et les pourquoi.


Parfois un choix s’impose : quelle option privilégier ?
Il faut réagir vite, prendre la bonne décision,
celle qui va déterminer la suite de la destinée,
qui va pencher le plus vers une probable guérison.


Ça s’apprend. Lors des moments sans, en nous on redit
cette magnifique phrase dans laquelle tout est dit,
celle qu’a chanté pour nous dans toute sa simplicité,
Bourvil, cet homme de paix, de joie et de sérénité :


« On a donné chacun de tout son cœur
ce qu’il y avait en nous de meilleur ».