J'aurais voulu te dire tous mes tendres secrets
Quand les jours se couvraient dans l'ombre de mes peurs
Quand mes doigts recherchaient la chaleur des regrets
Que des épées de bois me transperçaient le cour
L'amour est partagé dans un monde cruel
Il se doit d'être entier pour suivre son chemin
Sans se dissimuler dans la moindre parcelle
Du corps et puis de l'âme que l'on tient dans ses mains
J'aurais voulu t'offrir tous mes rêves perdus
Un jour de mauvais temps dans l'avenue des ans
Sous la pâle détresse des jardins défendus
Où les enfants se disent enfin devenus grands
L'amour s'est partagé en multiples couleurs
Et il s'est dispersé sous l'égide du vent
Pour être sûr en somme d'épargner les ferveurs
Et les rendre un beau jour plus solide qu'avant
J'aurais voulu décrire mon nuage dans le ciel
Pour que tu puisses venir y coucher ton bonheur
Oubliant quelque peu les lois artificielles
Qui mettent trop souvent du sang dans les ardeurs
L'amour est partagé par les grands sentiments
Qui ne supportent pas l'odeur d'un coffre-fort
Il s'évapore avec quelques éclats d'argent
Et revient doucement quand le silence est d'or
J'aurais voulu t'ouvrir l'espace de mes bras
Pour t'y sentir blottie et goûter ta chaleur
Mais le vent s'est levé pour effacer mes pas
Et cacher de mes yeux la divine douceur
Car l'amour se partage quand bien même on oublie
De ménager au corps cette tendre caresse
Et doucement s'en vient la raison qui se plie
A retrouver la route qui va vers la tendresse