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RESULTATS DU CONCOURS DE POESIE 2007
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Premier Prix
Olivier MALAVAL (31 ans)
(84850 CAMARET SUR AYGUES)
MARIE-LAURE
Laissez-moi vous parler des seins de Marie-Laure
Deux bijoux de douceurs aux effluves exquises
Deux diamants de tendresse émanant de sa flore
Tels des reflets d'argents sur le bleu des banquises...
Marie-Laure a les seins d'une fraîcheur vive
Majestueux de grâce, abondants, licencieux,
Comment ne pas partir ainsi à la dérive
Sur ses deux monts bénis par le regard des cieux...
Marie-Laure a les seins que l'amant imagine
Dans ses songes secrets, dans ses folles chimères,
Vous savez, ce décor qui soudaint s'illumine
Rendant la nuit dorée... mais, hélàs, éphémère...
Marie-Laure a les seins que les sculpteurs espèrent
Modelant leur argile à en faire de l'or,
Mais l'imagination, même la plus prospère,
Ne peut se figurer les seins de Marie-Laure...
Ô ! Marie-Laure, assez, le diable est-il logé
Au fond du creux sensuel de tes charmes d'azur ?
Car mon esprit se noie... et je bois des gorgées
De désir et d'envie... Ô ! Tes seins de luxure...
Donnez-moi ce talent, je les dessinerai
Avec la volupté de Marie Laurencin,
Ainsi vous pourrez voir, parfum de roseraie,
La beauté émanant de Marie-Laure, en seins...
Deuxième Prix
David FOUCHER (32 ans)
(49000 ANGERS)
Intolérance aviaire
Une bavarde pie désignant de son aile,
A sa progéniture un appliqué pivert,
Se gaussa méchamment de son gai congénère :
"Observez mes petits les étrangers rituels
De ce fou picidé, persifla la commère,
Qui torture le bois de nos vertes parcelles".
"Comment donc ! réagit le pivert en colère,
Puis-je en paix dénicher de fameux petits vers
Sur le tronc généreux de quelque conifère,
Sans qu'un gros corvidé, sans beauté ni couleur,
Dénigre, dédaigneux, mon talent de chasseur ?"
Et l'oiseau, dégoûté, s'en alla vivre ailleurs.
Cette prise de bec est toute imaginaire
Car jamais une pie ne railla de pivert.
L'homme, lui, se révèle un peu moins tolérant
Vis-à-vis de celui qui lui est différent.
Troisième Prix
Olivier MALAVAL (31ans)
(84850 CAMARET-SUR-AYGUES)
Belle épistolière
Dis-moi, te souviens-tu, nos récits érotiques ?
Je n'ai rien oublié...
Quand nos corps devenaient par l'ardeur poétique
Intimement liés...
Je buvais chaque mot que ta plume enfantait
Telle une source vive,
Fontaine intarissable à l'écume argentée
S'écoulant sur ma rive.
Je pouvais, par tes vers, découvrir des prodiges :
Tes courbes et tes hanches !
Parcourir la chaleur de ta peau de prestige
Si délicate et blanche.
Tu dévoilais ainsi chacun de tes secrets
Jusqu'à tes seins si mûrs,
Et l'amant que j'étais entendait, indiscret,
L'azur de tes murmures.
Ô ! Le creux de tes reins, Ô ! Ton intimité
Siège de mon émoi !
Et tu m'offrais alors l'honneur de visiter
Ton doux morceau de roi.
Dis-moi, te souviens-tu, nos récits érotiques ?
Nos corps au goût de miel...
Et nos âmes montaient par l'ardeur poétique
Jusqu'au septième ciel...
Ô ! Toi qui me connais, Ô ! Toi qui me rends ivre,
Ô ! Belle épistolière,
Il me vient une idée : si l'on faisait revivre
Tous nos récits d'hier ?
Mention Honorable
Madeleine LECOUR (86 ans)
(17430 TONNAY-CHARENTE)
Fais-moi l'amour
Fais-moi l'amour avec de jolis mots, tout en tendresse
Pour un prélude à de chaudes caresses,
Que mon corps se souvienne en prenant son repos
Que tu m'as fait l'amour avec de jolis mots.
Fais-moi l'amour avec des mots salaces !
Traite moi de salope, de putain et de garce
Que mon corps se souvienne en prenant son repos
Que tu m'as fait l'amour rien qu'avec des gros mots.
Fais-moi l'amour sans me dire un seul mot
Si tes lèvres sur mes lèvres laissent nos bouches closes
Que mon corps se rappelle en prenant son repos
Tout ce qu'ont dit tes mains en caressant ma peau.
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